Nébuleuse passante que rien ne fixe.

Nébuleuse passante que rien ne fixe.

 

La nuit prenait parfois cette forme de fugue.
Incessants mouvements qu’on sent s’échap-
per de son corps. Les nuages se dispersaient.
De longs bancs de brume glissaient par
pans rapides voilant la ville de volutes
superposées, de liserés déchiquetés. Leurs
fuites te ramenaient à ces lointains trajets
où l’on a perdu ses repères. Quand tu
n’avais plus rien que ce cœur serré sur ton
cœur. Nébuleuse passante que rien ne fixe.
Saluant ta vie de ton regard répandu sur les
choses.

En un constant frôlement d’adieu.

Valérie-Catherine Richez
Son portrait par mes soins