Combien de fois

laurence werner david

Combien de fois, ces derniers jours, dans le même passage, nous sommes-nous montrés l’un à l’autre ? Tu me souriais et je cherchais un équivalent ne pouvant rien esquisser de silencieux, ni de paisible comme ce sourire. J’aurais aimé être l’acrobate épaulé, commencer ainsi, sur la ligne droite, raide et capricieuse, longer ton espace des heures entières car ces heures je les pensais décisives, suspendues dans l’agitation de ton air plongé contre le ciel de mon air indéfini jusque là. Le corps dans nos corps se fixait et se renforçait d’une jubilation de très jeunes faons.

Acrobate, tu as touché le savant bouillonnement du vide et à terre, tu ressuscites le clown séchant rapidement l’entaille dorée.

Ta main distraite.

 Laurence Werner David