Au seuil de l’inouï

blanc

Ce que je vois m’éblouit,
là où je suis me perce.

Je ne peux te rejoindre où tu m’attends,
au-delà de la plaine aride qui grandit.

Traverser la blancheur du vent m’est
impossible — j’attends qu’elle me porte.

Se peut-il qu’elle me soit refusée ?
Alors, je resterai, orant, au seuil de l’inouï.

Réginald Gaillard