Aix-en-Provence, grand soleil d’hiver

cendrars

 

 

En hommage à Blaise Cendrars qui résida dans la cité du Roi René de 1940 à 1948.

Le 14 juillet 1940, Blaise Cendrars quitte Paris et le journalisme. Le « poilu » qui a laissé son bras droit à la Grande guerre ne supporte pas la défaite de la France. Il s’exile à Aix-en-Provence et décide d’arrêter d’écrire. Il s’installe 12 rue Clémenceau et se terre.
Trois ans plus tard, une visite de son ami Édouard Peisson en août 1943 le décide à reprendre l’écriture.
Caché dans son petit logement rue Clémenceau, le poète-journaliste-romancier-scénariste de l’aventure passe son temps entre sa machine à écrire (sur laquelle il frappe de son unique main gauche) et la bibliothèque Méjanes, où il fait plus chaud et où il engloutit – et recopie parfois – toutes sortes de livres.
Refusant de profiter du marché noir, il comble la faim par la lecture et l’écriture. L’Homme foudroyé, Bourlinguer, La Main coupée, Le Lotissement du ciel, naissent là.

Cendrars quitte Aix en 1948 pour Villefranche-sur-Mer.
Il regagnera Paris en 1950.