La Ville des pierres

Les pierres s’élèvent,
Chœur de silence,
Chantant les ombres,
S’égrenant dans l’air de la flânerie
Au gré des illusions.

Ainsi qu’un tendre hommage,
Les âmes s’y croisent, spectres du temps.
Les clochers sentinelles d’un passé oublié,
Surveillent la danse des formes volages,
Là où le minéral espère l’humanité
Dans le souffle du vent.

Les pierres  y murmurent des secrets fragiles,
Reflets d’oracle dans la poussière des âges,
Fêtes orageuses, secrets éperdus,
Qui m’invitent à l’errance, là où l’amour s‘est joué.

Guidu