Sous les réverbères

 

 

Sous les réverbères vacillants de l’hiver,
L’arbre mort se dresse, veillant sans lumière,
Ses branches nues sont ses mains tendues
Vers un ciel lourd, aveugle et révolu.

L’ombre efface ses rêves anciens,
Mais sous l’écorce froide, il garde le lien
Avec la terre, avec le vent,
Avec le temps qui passe en silence blanc.

Ses feuilles s’en sont allées, comme des mots légers,
Emportées dans l’atmosphère, dans l’oubli passager.
Mais il résiste, il est là,
Témoin des nuits , des jours, des pas.

Sous les réverbères, l’arbre mort en hiver
Attend le retour d’un printemps éphémère,
Il est la vie retenue, endormie,
Le souffle ténu, sous l’ombre infinie.

 

Guidu