Portici torinesi (*)

(*) Portiques turinois :  Cesare Pavese, est  mort le le 27 août 1950 à Turin.

6a00d8345167db69e2017d3ccf5bc5970c-800wi« La maturité est tout », écrira Pavese en exergue de son dernier roman La Lune et les feux. « Ripeness is all ». Empruntée au Roi Lear, l’épigraphe shakespearienne, souvent reprise par l’écrivain italien, dit la hantise de Pavese d’accéder à la maturité, « la douloureuse impossibilité de se construire et de s’affirmer » dans un relation adulte pleinement assumée et partagée. Or le monde des adultes est impitoyable. Vacance et vanité renvoient sans cesse le héros pavésien à sa marginalité. Avec, pour unique issue, le désespoir et la souffrance. Reste la « poésie-récit » des fables de Cesare Pavese, poésie qui agit à la manière d’un philtre lent dans les veines du lecteur.

Angèle Paoli à propos de Cesare Pavese, L’Idole et autres récits.

Essai sur Cesare Pavese Dominique Fernandez