Miroir, miroir

 


dis-moi
de quels reflets moqueurs
l’âme de mon amant se trouve ainsi
éprise !

Délivre de tes sortilèges
celui
que dans la moire de tes rets
tu tiens assujetti à son visage
sensible aux seuls maléfices
de son illusoire beauté !

Écoute la plainte grise
de la voix éperdue
qui se perd
incomprise
dans les replis mouvants
d’Insensible Nature !

« Écho, tu te perds dans des pleurs impuissants
Et Narcisse se noie dans les eaux qui l’inspirent. »

Angèle Paoli