
Je retourne toujours les mêmes mots ou peu s’en faut, comme si j’avais besoin d’aller au bout de ça, comme si je pouvais en finir.
Je pose le mot ciel, le mot sang : je le pose là, je l’aligne et le laisse posé jusqu’à ce qu’il se défasse, pourrisse, poudroie et ne laisse rien que cendre, poussière, sable de ciel et de sang.
Travail…
Dans la cendre du mot, je ne vois plus, plus loin ; je ne peux pas tisonner cela.
Le travail est alors fini.