Au bord du vide

au-bord-du-vide-bis

 

un oiseau s’est posé aujourd’hui sur tes lèvres,

comme si c’était un infime tremblement de paille
ou de la poussière blanche,

comme si c’était l’haleine d’un songe
ou un charbon de neige,

un oiseau s’est ainsi posé au bord du vide,
au bord de la pensée,

tout au bord du silence,
tout au bord d’un poème entrouvert,

Yves Namur