Aix-en-Provence et Blaise Cendrars

AIX

 

 

Derrière ses persiennes closes,
rue Clémenceau, voilà soixante ans,
Blaise Cendrars ne disait mot
dans l’attente de l’aurore,
écoutant la cadence du chemin de fer
en gare d’Aix-en-Provence :

 

tacatac-tacatac-tacatac-tacatac,
qui haletait, sifflait, crachait, fumait,
à la manière du Transsibérien,
et il posait en rêve le bulbe d’or
de Saint Basile  sur la cathédrale
où Le Buisson Ardent devenait une icône.
Aux « Deux Garçons », j’ai entendu
que la ville, jadis, avait refusé le train.
Galéjade sans doute marseillaise.

Jacques-Frédéric Temple2003