J’écris vie et mort

 

 

 

 

J’écris vie et mort — mes mains touchent aux parois du rêve.

Je ne renonce pas à refaire l’appartement — à remettre la bibliothèque en état d’être lisible — à partager les étages avec les ombres qui traversent les corridors — reviens à la table creuse le territoire

Je sors la corde du jeu la vois revenir de loin ses pas créent une suspension dans l’air un arrêt des gestes un retournement

têtes penchées vers nos poitrines les tissus ne voilent plus rien

le froid dessine des clairs-obscurs

 

Diane Régimbald