Corniche du « Cirque-poème »

Sous le chapiteau rayé de rouge et blanc,
Maraudeurs et saltimbanques dansent savamment.
Les jongleurs tricheurs, ainsi que des voleurs sans trêve,
Équilibrent leur forfait sur la balustrade du rêve.

Le funambule là-haut sur la corniche,
Fesses en l’air, défiant l’apesanteur se défile.
Tandis qu’en bas, les cabrioles s’engagent.
Pétarades de rires, éclats de mille visages.

En pyjama, les pirates de l’illusion,
Avec leurs grosses godasses, s’élancent tout là-bas,
Bretelles élastoc, nez rouge en avant,
Ils font le tour de la piste, en un instant.

Au trapèze, les cœurs battent à l’unisson.
Les âmes s’envolent, loin de la raison.
La poudre à éternuer, en un souffle d’étoiles,
Répand la magie dans la virevolte des voiles.

Les spectateurs, envoûtés, sur le balcon,
Jalousent ces vies de saltimbanque en pâmoison,
Dans ce monde de fables, de rires et d’explosion,
Le « Cirque-poème » vibre de déraison.

Guidu