Sa respiration haletante de statue

Je sors pour sentir le sexe avide de la nuit
le brouillard, ses entrailles de panthère en rut
sa respiration haletante de statue
de sable mouillé par l’effleurement d’une bouche invisible
quand les murs se lézardent et qu’une végétation nouvelle surgie paniquée
en forçant les réduits du temps
quand les rues de la ville deviennent des sentiers
menant à une plage
quand je me perds dans ses bras d’île
emportée par le courant 

Leopoldo Chariarse