Rationalisme non ambigu

Adalberto Libera, “Palazzo delle Poste in via Marmorata a Roma”, 1933   (Détails: Photo-collage  par  mes soins )  

 

 

 

 

 

Le vocable rationalisme n’est nullement ambigu. Il ne dévoile peut-être pas suffisamment le contexte, le contenu et l’esprit de son essence. Il a toutefois été choisi, tout simplement, pour signifier une tendance réelle, à l’instar de l’impressionnisme en peinture, en littérature et en culture, consistant à rendre une impression, une sensation optique en écartant la description des détails. On pourrait fort bien appliquer un autre terme, une appellation contrôlée plus précise au courant rationaliste. Comme on le fit, par exemple et entre autres, pour l’art roman, qu’on tenta de baptiser art romaïque. La qualification propre [celle que nous employons aujourd’hui], ne vit le jour qu’en 1825, lorsqu’elle fut proposée par la société des antiquaires de Normandie.
Spécifions encore que la qualité de rationaliste est aussi vieille que le monde. Les grands architectes du passé furent des rationalistes avant lettre. Imhotep, Ictinos, Callicrate, Anthémius de Tralles, Brunelleschi, Bramante, Palladio, Sinan, Boitaca ou Antonelli furent des architectes rationalistes, au même titre que Gropius ou Le Corbusier.

Alberto Sartoris, New-York – 14 octobre 1982, conférence The Architectural League.

DEUX EXEMPLES:

Palazzo del municipio e torre civica a Sabaudia

Palazzo dei Congressi EUR