Rationalisme italien

 

 

Le rationalisme italien n’a pas été un mouvement de résistance, mais un mouvement de fracture et de renaissance, absolument libre et non inféodé à une instrumentation politique. Il tenta de s’imposer par sa seule valeur et non par le truchement d’un service de propagande. Le rationalisme, dans son esprit, ne voulait être assujetti qu’au lois de l’harmonie, aux métamorphoses de sa figuration, au progrès de la science, aux prérogatives sociales de l’humanisme.
A la racine du rationalisme il n’y eut jamais la tentation d’un mirage, comme celui de soustraire l’architecture au domaine de l’art pour l’introduire dans celui, exclusif, de la science.
L’architecture est un art, partout et toujours.
Par conséquent, l’un de ses principaux objectifs et celui de l’intégration des arts dans l’architecture et l’urbanisme, en étroite corrélation avec la science, la technique et les sentiments.

Alberto Sartoris