Le bout du monde

 

 

Maison en quête d’orient, et toi, lac
où migrent le nuage, le jaune nénuphar
et l’oie sauvage, même ivresse d’avenir
je pense toucher en vous le bout du monde
comme l’après-midi où mes larmes
tombaient sur le toit, sur les eaux
et les prés chassés par le vent, dans la forêt
livrée au jeu d’une lumière pourtant désespérée
car je savais que le toujours équivaudrait au
jamais plus.

Sylvie Fabre G