EAUX GRÈGES

EAUX GRÈGES, baves, lumières sales
Où tu t’en vas. Silhouette grave,
Tu sais les amitiés de sable, tu sais
Les buées— Tu sais les portes tristes
La ville cybernétique, les rues
De glace et les vitrines où pâles
Les silhouettes sont fables ;
Et tes mains sont des îles,
Nefs tes sueurs rouges et tes traces :
Tu es sous les masques, tu es
Le passant à l’écume de zinc et de miroir.

Frédéric Tison