Cris des trains allumés dans la nuit

trains
Le premier homme
nu, le matin dans le lit de la rivière,
frissonnait encore. Amour, le soir,
tourmentait la femme que l’enfant,
merveilleux, abandonnait : je vis
son geste vif dans la pénombre
d’une rue tendue vers la campagne : ses amis
c’était les champs nouveaux et le soleil — les longs
cris des trains allumés dans la nuit.

L’amour de soi-même ne serait-il pas un songe
vécu les yeux ouverts par les routes ?

Sandro Penna